25 nov. 2010

STOP !

25 novembre : journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.
La violence peut être physique, mais aussi morale.
Se taire, c'est cautionner !
En cas de violence, brisez le silence !

20 juil. 2010

El Hadhra 2010, à oublier, vite, très vite !

L'inconditionnelle que je suis des hadhras, kharjas, aissaouias et toutes sortes de spectacles de chants soufis et d'incantations du genre a été énormément déçue par la Hadhra 2010. Même si je m'attendais à une version "revisitée", je garde de cette soirée un mauvais souvenir, le remake était complètement raté, une espèce de ratatouille indigeste qui a fini par m'énerver !

On ne reconnaissait même pas les airs qu'on aime tant, et en dépit des rares jolies voix, ça ressemblait plus à un spectacle de fin d'année d'une école de bas niveau (comme l'a si bien dit mon amie Myrtille Chocolat :)

Les chants ont a été massacrés, à la limite du sacrilège ... une castafiore reprenant ce qui semblait être "ya belhassan ya chedly"; un choux ambulant, véritable calamité sans voix, au costume d'une grande laideur qui se trémoussait et s'étirait dans tous les sens sur un "sidi abdelkader" méconnaissable; des danseuses aux costumes bizarres et moches s'agitaient sur un semblant de pas classiques, chacune égarée dans son univers; un akécha pas très convainquant, étant attaché par des rubans de satin multicolores au lieu des chaines; une Cléopâtre-mariée-du-kef trônant sur sa Jahfa avec des branches de palmiers comme déco (on ne sait plus où on est, à quoi ni à qui l'identifier), et qui hurle dans son micro "bechwayyaaaaaa" en entrant sur scène parce que les malheureux qui la transportaient lui on cogné la tête ...

Le mélange des instruments et des genres n'était pas du tout réussi, la mayonnaise n'a pas pris, au contraire, elle a viré !! et comme c'était long, et que les temps morts l'étaient aussi, on s'ennuyait, on grimaçait, on était frustré, on sifflait, on huait .. et le massacre continuait !

Le son des bnéder (ou bendirs) était étouffé par le saxo, la guitare sèche cassait l'ambiance et le mariage orient-occident, en l'occurrence hadhra tunisienne-friday rock au buffy, était clairement voué à l'échec. A noter, en revanche, et pour rendre à César blablabla, la qualité des performances du saxophoniste, des violonistes, du bassiste et du guitariste qui, sorties de ce contexte, ont été très bonnes.
Mais les performances individuelles n'ont pas suffit à sauver un tout chaotique, qui a irrité la majorité du public, le reste étant du genre à soutenir "l'innovation" bon gré mal gré, aux dépens de la qualité et du kif, histoire de paraitre "branchés" et "in" même s'ils ont détesté.

Jaziri en a-t-il TROP fait ou est-ce l'absence de Samir Agrebi qui s'est drôlement fait ressentir ? Faut-il dans ce cas revoir le mérite attribué lors de la première Hadhra, qui avait eu un succès fou ?

Bref, la Hadhra 2010 est à oublier vite, très vite ... et je me suis dépêchée de passer à autre chose pour oublier l'agacement qu'elle m'avait causé.

C'est comme ça qu'en assistant, samedi, au concert de Johnny Clegg, j'ai pu voir ce qu'était un mariage réussi entre sonorités locales (africaines ici) et couleurs occidentales. Y'a pas photo comme dirait l'autre, ça c'était du spectacle!
Le concert était excellentissime en tout point: entre engagement politique, combat écologique, cause identitaire et un voyage à travers les contes et légendes d'Afrique, Clegg et ses musiciens étaient irréprochables de justesse, de vivacité, de synchronisation, le tout savamment concocté dans une ambiance cool et très décontractée, l'habituelle et si agréable nonchalance africaine conjuguée aux rythmes endiablés, le tout parsemé d'humour bien dosé.

Le public était conquis et l'a fait savoir... et mention spéciale pour la qualité du son, un kif d'enfer !!!!!!

27 juin 2010

If you forget me

I want you to know one thing.

You know how this is:
if I look
at the crystal moon, at the red branch
of the slow autumn at my window,
if I touch
near the fire
the impalpable ash
or the wrinkled body of the log,
everything carries me to you,
as if everything that exists,
aromas, light, metals,
were little boats
that sail
toward those isles of yours that wait for me.

Well, now,
if little by little you stop loving me
I shall stop loving you little by little.

If suddenly
you forget me
do not look for me,
for I shall already have forgotten you.

If you think it long and mad,
the wind of banners
that passes through my life,
and you decide
to leave me at the shore
of the heart where I have roots,
remember
that on that day,
at that hour,
I shall lift my arms
and my roots will set off
to seek another land.

But
if each day,
each hour,
you feel that you are destined for me
with implacable sweetness,
if each day a flower
climbs up to your lips to seek me,
ah my love, ah my own,
in me all that fire is repeated,
in me nothing is extinguished or forgotten,
my love feeds on your love, beloved,
and as long as you live it will be in your arms
without leaving mine.

Pablo Neruda

30 mars 2010

where are you ?

O you who've gone on pilgrimage -
where are you, where, oh where?
Here, here is the Beloved!
Oh come now, come, oh come!
Your friend, he is your neighbor,
he is next to your wall -
You, erring in the desert -
what air of love is this?
If you'd see the Beloved's
form without any form -
You are the house, the master,
You are the Kaaba, you! . . .
Where is a bunch of roses,
if you would be this garden?
Where, one soul's pearly essence
when you're the Sea of God?
That's true - and yet your troubles
may turn to treasures rich -
How sad that you yourself veil
the treasure that is yours!

Rûmi, "I am wind, you are fire".
traduction d'Annemarie Schimmel

15 mars 2010

Una furtiva lagrima

La sublime romance "Una furtiva lagrima" est issue de l'opéra "L'elisir d'amore" de Gaetano Donizetti (1832).

Nemorino a acheté un deuxième flacon à un charlatan, en pensant qu'il contient un élixir d'amour capable de lui gagner le cœur d'Adina, une riche propriétaire. Pour payer cette nouvelle dose, Nemorino s'engage dans l'armée. Adina croit qu'il s'est engagé pour elle. Nemorino ne lui prête pas d'intérêt, Adina en pleure. Nemorino prend ces larmes pour le signe de son amour. Il chante sa joie d'être aimé.

Même si elle a été écrite à l'origine pour un ténor, je préfère la version chantée par Isobel Cooper (Izzy):

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


Una furtiva lagrima
negli occhi suoi spuntò:
Quelle festose giovani
invidiar sembrò.
Che più cercando io vò?
Che più cercando io vò?
M'ama! Sì, m'ama, lo vedo. Lo vedo.
Un solo istante i palpiti
del suo bel cor sentir!
I miei sospir, confondere
per poco a' suoi sospir!
I palpiti, i palpiti sentir,
confondere i miei coi suoi sospir...
Cielo! Si può morir!
Di più non chiedo, non chiedo.
Ah, cielo! Si può, Si può morir
Di più non chiedo, non chiedo.
Si può morir, Si può morir d'amor.

8 mars 2010

Karima Ladjimi: directrice de production du film "démineurs", vainqueur de 6 oscars


histoire de ne pas me répéter, et pour les amis blogueurs qui ne sont pas sur FB, voici mon article sur la tunisienne Karima Ladjimi, directrice de production du film Démineurs (the hurt locker), vainqueur cette nuit de 6 oscars.
Le film à petit budget (15 millions de dollars) a coiffé au poteau le titan "Avatar", film le plus cher de l'histoire du cinéma, qui a coûté la bagatelle de 300 millions de dollars.
La sublime Karima est notre fierté nationale, en cette journée de la femme :)

cliquez ici: http://www.tap.info.tn/fr/index.php?option=com_content&task=view&id=13345&Itemid=34

5 mars 2010

Both sides now - Jani Mitchell

- VidoEmo - Emotional Video Unity

Bows and flows of angel hair
and ice cream castles in the air
And feather canyons everywhere,
i've looked at cloud that way.
But now they only block the sun,
they rain and snow on everyone.
So many things i would have done
but clouds got in my way.

I've looked at clouds from both sides now,
From up and down, and still somehow
It's cloud illusions i recall.
I really don't know clouds at all.

Moons and junes and ferris wheels,
the dizzy dancing way you feel
As every fairy tale comes real;
i've looked at love that way.
But now it's just another show.
you leave 'em laughing when you go
And if you care, don't let them know,
don't give yourself away.

I've looked at love from both sides now,
From give and take, and still somehow
It's love's illusions i recall.
I really don't know love at all.

Tears and fears and feeling proud
to say "i love you" right out loud,
Dreams and schemes and circus crowds,
i've looked at life that way.
But now old friends are acting strange,
they shake their heads, they say I've changed.
Something's lost but something's gained
in living every day.

I've looked at life from both sides now,
From win and lose, and still somehow
It's life's illusions i recall.
I really don't know life at all.

15 févr. 2010

Moi aussi je vais me faire un nom et pkoi pas du fric avec des clichés volés

Qu'y a-t-il de pire que d'être trahi par un "ami" qui t'implique dans sa belle supercherie ?
- que tu t'investisses à fond dans l'affaire, fasses sa promo et invites tes amis pour le soutenir ?
- qu'il se paye ta tête royalement en ricanant, et se foute de ta gueule sans remords?
- que tu passes pour la plus bonne poire parce que tu as gobé son arnaque et encore mieux, que tu l'ais cautionnée ?

ah oui, la supercherie:
Le type en question prétend être un photographe amateur qui commence à se faire un nom parce qu'il s'avère avoir un certain talent.
Le talent il l'a oui, celui de repérer et de retoucher des photos piquées dans flickr, qu'il expose, signe et vend à sa petite amie, à ses copains, à ses clients ...
Le talent, oui, de mentir à son pote de longue date, qui lui ouvre son espace pour exposer et investit son propre argent,
Le talent, oui, de baratiner la copine du pote pour qu'elle l'aide à choisir parmi "sa" collection, à donner des titres aux clichés, à agencer l'espace, à écrire les textes, à contacter les gens, à inviter ses propres amis... des gens qu'une telle crapule ne pourrait pas approcher même en rêve.
Le talent, oui, d'être si con et stupide pour croire qu'il est plus futé que tous, qu'il pouvait indéfiniment continuer à tromper les gens sans scrupules, à commencer par les plus proches; famille, amis et collègues du club photo de Tunis.
Le talent, enfin, de trouver la réplique qui tue: "je vais porter plainte contre tous ces gens sur flickr qui ont piqué mes photos",
mieux encore: "c'est un complot, on est jaloux parce que j'ai du succès", puis, confronté aux preuves irréfutables, et là c'est du grand art, ça vole si bas que ça se passe de commentaire: "et alors, où est le problème, tout le monde triche, c'étaient des clichés pas connus et je les ai rendus célèbres".

Le problème, monsieur, c'est qu'une vermine comme toi n'a pas sa place parmi les jeunes créateurs qui font des merveilles ou même ceux, moins doués, qui persévèrent et progressent dignement;
Le problème, monsieur, c'est que l'arnaque est, jusqu'à preuve du contraire, punie par la loi, rejetée par la morale et dénoncée par la déontologie;
Le problème, monsieur, c'est que dans ton tourbillon de folie démoniaque, tu as entrainé des amis qui t'ont fait confiance et mis leur réputation en jeu;
Le problème, monsieur, c'est ta morale... pas plus existante que ta rjouliyya !

In fine, et pour plus de détails, je recommande le post qui a démasqué notre cher artiste:
http://weldbyrsa.blogspot.com/2010/02/blog-post.html

3 févr. 2010

Trop sensible ???!!!

Je suis trop sensible parait-il ...
"Comment peux-tu être si sensible et si terrible à la fois ?" est la question qui revient toujours quand on me connait de près, et je donne toujours la même réponse: chaque être humain est une singulière mosaïque, faite souvent de contradictions...

voilà l'histoire:
Une jeune femme, que je n'ai pas encore rencontré, et qui passe par une très mauvaise période, m'a demandé de lui trouver une chanson sur Internet. La femme en question n'est pas tunisienne, éloignée des siens depuis des lustres, coupée du monde pour ainsi dire ..... et au nom de quoi ? ..... au nom de l'Amour !!

Elle s'est sacrifiée pour l'homme qu'elle aime, a tout abandonné pour le suivre: études, famille, amis, pays ... rêves, attentes, espoirs, opportunités ...
En retour, il lui a offert 4 beaux enfants...
et aussi une assignation à résidence, un passeport confisqué, des parents renvoyés de la maison, des coups et des insultes à gogo, un traitement de boniche, une place en première loge en cuisine et une maitresse attitrée (soit-disant épouse légitime selon je ne sais quelle mascarade religieuse à la mode) qu'elle subit pendant les vacances et qui se fait offrir des bijoux devant ses yeux, 9al chnowwa amie de la famille !!!

Je n'ai pas trouvé cette histoire dans un livre ou dans un article, j'aurais tant voulu en être loin, très loin, ça m'aurait scandalisée, écoeurée un moment, puis comme toutes les injustices qui nous révoltent, je m'y serais résignée ...
Cette femme je la connais, je suis sur le point d'aller chez elle, une invitation de convivialité ... elle ignore que je sais tout d'elle, de sa malheureuse vie qu'elle cache à tout le monde derrière le masque d'une magnifique famille qui a réussi, d'une vie parfaite, d'une superbe demeure et de belles fringues sensées faire oublier les coups et l'adultère ...

Je ne sais pas si je vais accepter son invitation, l'invitation de toute la famille qui veut me connaître ... J'en suis trop retournée!!!! je ne suis pas sure de pourvoir la fermer longtemps devant cette horreur, oui, ça m'horrifie de me rapprocher de près de cette histoire pourrie.
Elle m'énerve, sa faiblesse m'énerve, son impuissance m'énerve !!!
J'ai envie de hurler: Largue tout, laisse lui ses gosses et fous le camp !!!
Au lieu de ça je devrais me mettre sur mon trente-et-un, offrir un beau bouquet de fleurs et papoter en toute diplomatie... le masque des belles conventions sociales que je sais très bien porter :((((((

Bon ... j'ai trouvé la superbe chanson qu'elle m'a demandée hier au tél...
et voilà le résultat : je l'écoute en boucle et j'arrête pas de chialer.
Je suis trop sensible ... terrible et sensible à la fois


4 janv. 2010

Il meurt lentement celui qui ...

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !

Risque-toi aujourd'hui !

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement !

Ne te prive pas d'être heureux !

Pablo Neruda